Arbustes du jardin

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Arbustes très parfumés pour les 4 saisons !

Créé par le 22 mai 2021 | Dans : Arbustes du jardin

Arbustes odorants pour un jardin

parfumé toute l’année !

Arbustes odorants pour un jardin parfumé toute l'année

Les parfums jouent un rôle essentiel au jardin. Ils accompagnent le jardinier qui intervient dans ses massifs aussi bien que les visiteurs qui se promènent entre les plantes.

De nombreux arbustes fleuris proposent des senteurs exceptionnelles, que l’on peut sentir plusieurs mètres à la ronde.

Dans cet article, je vous propose 8 arbustes odorants, qui vous donnent une base de départ pour apporter du parfum au jardin, tout en profitant de belles floraisons, de feuillages décoratifs ou de baies colorées. Afin que vous puissiez en profiter toute l’année, je les ai classés par saisons. Ainsi, vous pourrez en découvrir 2 pour le printemps, 2 pour l’été, 2 pour l’automne, et 2 autres pour l’hiver.

Pour en savoir plus sur ces arbustes, retrouvez la vidéo qui leur est consacrée sur ma chaîne Youtube.

 

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Arbustes fleuris et parfumés pour le printemps

Le Seringat (Philadelphus coronarius)

 Seringa, arbuste parfumé à fleurs blanches

Philadelphus coronarius (Seringat des jardins)
  • Nom commun : Seringat, Seringat, Jasmin des poètes
  • Nom latin : Philadelphus Coronarius
  • Dimensions : 1,2m à 5 mètres selon les variétés (port arbustif)
  • Fleurs : blanches à étamines jaunes. Fleurs simples (souvent les plus parfumées) à semi-doubles ou doubles.
  • Feuillage : Caduc, vert, et parfois belles teintes dorées en automne. Certaines variétés dorées et panachées sont disponibles.
  • Sol : tout sol ordinaire et drainé, même pauvre et calcaire
  • Exposition : soleil ou mi-ombre.
  • Rusticité : -20 à -25°C
  • Taille : pas indispensable, après la floraison
  • Infos supplémentaires : un arbuste parfumé incontournable, facile, idéal pour débutant. Accepte la concurrence racinaire, résiste bien à la sécheresse

 

Le Groseillier doré (Ribes odoratum)

 

Groseillier parfumé, arbuste à floraison jaune

Ribes odoratum (Groseillier doré, Groseillier odorant)

  • Nom commun : Groseillier odorant, groseillier doré
  • Nom latin : Ribes odoratum
  • Dimensions : 2m x 2 m (port buissonnant à arbustif)
  • Fleurs : trompettes jaunes à reflets orangés, suivies de baies noires comestibles, mais peu goûteuses
  • Feuillage : caduc, vert puis rouge, orange à jaune en automne (donc très décoratif)
  • Sol : tout sol frais, drainé, riche, même calcaire
  • Exposition : Soleil / Mi-ombre / (Ombre possible mais moins florifère)
  • Rusticité : -25°C
  • Taille : pas indispensable mais permet de densifier l’arbuste
  • Infos supplémentaires : un arbuste parfumé facile, beau pour sa floraison printanière et ses couleurs d’automne.

 

 

Arbustes fleuris et parfumés pour l’été

L’arbre à papillons (Buddleia davidii)

 

Buddleia, arbuste parfumé pour l'été

Buddleia davidii (Arbre à papillons

  • Nom commun : Arbre à papillon
  • Nom latin : Buddleia davidii (syn. Buddleja davidii)
  • Dimensions : 60 cm à 4 m selon les variétés (port érigé puis évasé)
  • Fleurs : réunies en grappes coniques, différentes couleurs disponibles (blanc, rose, mauve, bleu, viloet, bicolore…), au parfum de miel
  • Feuillage : Semi-persistant à caduc selon le climat
  • Sol : tout sol drainé, même pauvre, sec, calcaire
  • Exposition : plein soleil de préférence
  • Rusticité : – 20°C
  • Taille : tailler court en fin d’hiver, puis plus légèrement après la première floraison, pour l’inciter à fleurir une seconde fois en fin d’été
  • Infos supplémentaires : un arbuste florifère et parfumé très facile. L’espèce-type peut se ressemer abondamment (considérée comme invasive), mais il existe des variétés stériles.

 

 

Le Styrax du Japon (Styrax Japonica)

 

Styrax, arbuste parfumé à floraison estivale

Styrax japonica (Styrax du Japon)

  • Nom commun : Styrax du Japon. On parle parfois de l’Aliboufier, mais il s’agit de l’espèce Styrax officinalis
  • Nom latin : Styrax japonica (syn. Styrax japonicus)
  • Dimensions : 3 à 4 m, port étalé, branches au port assez horizontal
  • Fleurs : (fin de printemps, début d’été) en clochettes blanches ou roses (selon la variété), retombantes.
  • Feuillage : Caduc, vert, se teintant d’orangé en automne
  • Sol : frais, humifère, drainé, sans trop de calcaire
  • Exposition : mi-ombre ou soleil non brûlant
  • Rusticité : -15°C, voire davantage
  • Taille : possible en fin d’hiver.
  • Infos supplémentaires : éviter les climats trop secs et trop chauds (type méditerranéen), protéger des vents froids. Culture en grand bac possible.

 

 

Arbustes fleuris et parfumés pour l’automne

Le Chalef (Eleagnus ebbingei)

 

Eleagnus, arbuste parfumé pour l'automne

Eleagnus ebbingei (Chalef)

  • Nom commun : Chalef
  • Nom latin : Eleagnus ebbingei
  • Dimensions : jusqu’à 2 ou 3 m (port arbustif, acceptant très bien d’être taillé ‘au carré’)
  • Fleurs : Insignifiantes, cachées dans le feuillage, blanc jaunâtre
  • Feuillage : Persistant, argenté au printemps, vert ou panaché de jaune selon les variétés
  • Sol : tout sol drainé, même sableux, sec, salé et calcaire
  • Exposition : soleil, mi-ombre
  • Rusticité : -15°C
  • Taille : arbuste qui pousse vite, taille régulière nécessaire, surtout en haie stricte
  • Infos supplémentaires : il ne paie pas de mine, et le parfum est aussi puissant que ses fleurs sont petites. Arbuste idéal en haie taillée, en climat océanique et bord de mer

 

 Le Clerodendron (Clerodendrum)

  • Nom commun : Arbre de la chance, Arbre du Clergé, Arbre aux Turquoises
  • Nom latin : Clerodendrum, les deux espèces les plus cultivées étant Clerodendrum bungei et Clerodendrum trichotomum
  • Dimensions : 1,50 m à 2 m pour C. bungei, 3 à 6 m pour C. trichotomum selon la méthode de taille
  • Fleurs : en grosses boules roses chez C. bungei, panicules plus aérées chez C. trichotomum
  • Feuillage : caduc, vert ou panaché selon les variétés
  • Sol : sol profond, fertile, humifère, plutôt léger, même calcaire, frais pour une plus belle floraison
  • Exposition : soleil non brûlant, mi-ombre
  • Rusticité : -10°C à -15°C, C. bungei étant le moins résistant des deux.
  • Taille : taille de fin d’hiver pour conserver un port compact (C. bungei) ou pour dégager le tronc (C. trichotomum)
  • Infos supplémentaires : des arbustes curieux et contradictoires. Le feuillage oscille en effet entre odeur de cacahuète et de caoutchouc brûlé, tandis que la floraison est délicieusement parfumée. Ces arbustes peuvent se montrer drageonnant, c’est-à-dire émettre des pousses à distance du pied, en particulier Clerodendrum bungei. La fructification de Clerodendrum trichotomum, en perles turquoise serties dans un calice rose vif, est particulièrement décorative

 

Le Bois-joli (Daphne)

 

Daphne, arbuste persistant à floraison hivernale parfumée

Daphne odora ‘Marianni Rogbret’ (Bois-joli, Bois-gentil)

  • Nom commun : Bois-joli, Bois-gentil
  • Nom latin : Daphne odora, qui se décline en différentes variétés comme ‘Marianni Rogbret’, ‘Aureomarginata’…
  • Dimensions : 1,30 m x 1,50 m
  • Fleurs : petits boutons roses vifs qui s’épanouissent en bouquets de fleurs étoilées blanc-rosé
  • Feuillage : Persistant, épais, lustré, vert chez le type, à marges légèrement jaune chez Daphne ‘Aureomarginata’, beaucoup plus larges chez Daphne ‘Marianni Rogbret’ (très lumineux, il a ma préférence)
  • Sol : neutre à acide, frais, léger, humifère, drainé.
  • Exposition : mi-ombre à ombre
  • Rusticité : -10 à -12°C
  • Taille : inutile, l’arbuste adoptant naturellement un port en dôme aplati.
  • Infos supplémentaires : la variété ‘Marianni Rogbret’ est très lumineuse et reste un point focal au cœur de l’hiver. Bonne résistance au sec une fois installé. Croissance lente.

 

Le Sarcocoque (Sarcococca)

 

Sarcococca, arbuste à floraison parfumée en hiver

Sarcococca (Sarcocoque)

  • Nom commun : Sarcocoque
  • Nom latin : Sarcococca, avec différentes espèces, comme par exemple Sarcococca humilis, S. hookeriana, S. confusa…)
  • Dimensions : 60 cm à 2 m selon l’espèce
  • Fleurs : Petites, blanches à légèrement rosées, portées le long des tiges, pas spécialement décoratives, suivie de baies noires à bleutées, qui persistent parfois jusqu’à la floraison de l’année suivante
  • Feuillage : Persistant, vert, brillant, allongé.
  • Sol : neutre à acide, frais mais drainé
  • Exposition : ombre à mi-ombre
  • Rusticité : -12°C à -15°C ; voire un peu plus.
  • Taille : non indispensable
  • Infos supplémentaires : croissance assez lente, mais il permet de végétaliser les zones ingrates du jardin, y compris sous les arbres et entre leurs racines.

 

Quelques conseils pour profiter au maximum de vos arbustes parfumés

  • Plantez près de la maison ou des lieux de passage, afin de profiter facilement des parfums.
  • Sélectionnez des arbustes fleuris et odorants pour toutes les saisons, afin de parfumer le jardin toute l’année
  • Évitez de trop mélanger des arbustes aux parfums différents, au risque de créer des associations olfactives peu heureuses, ou de neutraliser le parfum d’un arbuste par rapport à son voisin
  • Placez vos arbustes parfumés sous les vents dominants, afin que les fragrances soient « poussées » vers l’endroit où vous souhaitez en profiter (terrasse, coin repos du jardin…)
  • Sachez que selon l’heure de la journée, la température, et le taux d’humidité de l’air, l’intensité d’un parfum peut varier.
  • Faites-vous votre propre opinion en allant voir ces arbustes en pépinière ou en jardinerie, afin de savoir si vous êtes séduit par le parfum de telle ou telle plante, car il y a autant de nez différents que de jardiniers.

Cognassier du Japon ‘Cameo’

Créé par le 08 déc 2019 | Dans : Arbustes du jardin

COGNASSIER DU JAPON ‘Cameo’

 Chaenomeles x. superba ‘Cameo’

Cognassier du Japon 'Cameo' au jardin au printemps.

Cognassier du Japon ‘Cameo’ au jardin au printemps.

Tout le monde connaît, au moins de vue, le Cognassier du Japon (ou Cognassier à fleurs), Chaenomeles japonica. Il s’agit de l’espèce-type, dont certains spécimens imposants trônent dans de vieux jardins. Sa floraison rouge intense se produit au même moment que celle du Forsythia, autre star du printemps, et on voit souvent les deux plantés côte à côte.

Cognassier du Japon 'Cameo' en fleurs

Les premières fleurs du Cognassier du Japon ‘Cameo’ apparaissent sur le bois nu.

Pour le jardin, j’ai opté pour un de ses descendants, le Cognassier du Japon ‘Cameo’. Obtenu par croisement entre Chaenomeles japonica et Chaenomeles speciosa, cet hybride offre, à mes yeux, une floraison bien plus délicate. On doit ce raffinement à ses fleurs doubles, aux tons rose saumoné, qui commencent à s’épanouir en Mars, sur le bois nu, et se succèdent pendant près d’un mois, alors que le feuillage vert se développe. L’ensemble est empreint d’un romantisme bien plus affirmé que celui de l’espèce-type.

La floraison abondante du Chaenomeles x. superba 'Cameo' se poursuit en même temps que le feuillage se développe.

La floraison abondante du Chaenomeles x. superba ‘Cameo’ se poursuit en même temps que le feuillage se développe.

Plus tard en saison, de gros fruits apparaissent, et s’ils sont comestibles, ils sont réputés amers et moins goûteux que ceux des Cognassiers à fruits. Il est toutefois possible de les cuire pour confectionner des confitures.

Cognassier 'Cameo', détail de la fleur

La fleur double de ‘Cameo’, rose saumoné, est tout en délicatesse et en romantisme.

Arbuste caduc à croissance assez rapide, il est très facile de culture, et résiste à la pollution, à la sécheresse comme au froid, puisqu’il est donné pour résister à des températures de -20°C à -25°C.

Adulte, Chaenomeles ‘Cameo’ atteint environ 1m50 en tous sens, mais son port buissonnant peut vite devenir désordonné. Ici, je le taille d’un bon tiers tous les ans, après la floraison, pour l’obliger à ramifier et à rester compact et florifère.

Cognassier Cameo

‘Cameo’ est calé entre deux arbustes qui le protègent de l’ardeur des rayons du soleil en saison.

Il accepte tous les sols ordinaires, sans présence excessive de calcaire, frais mais drainés, à la mi-ombre ou au soleil pas trop brûlant, et se prête très bien à la culture en pot, sur une terrasse ou un balcon.

Au jardin, je l’ai installé entre un Photinia ‘Red Robin’ au jeune feuillage rouge, et un Malus ‘Evereste’, une variété de Pommier d’ornement qui fleurit au même moment. Les deux arbustes lui offrent une protection contre les brûlures du soleil. L’ensemble est très frais et réveille la saison en gaieté ! J’améliore petit à petit ce petit massif en y installant quelques vivaces, comme des Stachys bizantina, au feuillage gris qui s’accorde avec tout, ainsi que des Hakonechloa ‘Nicolas’. Récemment, j’ai rajouté un Hellébore pour apporter de la couleur au cœur de l’hiver, car un jardin se doit d’être décoratif 12 mois sur 12. Et ce n’est pas terminé…

Cognassier Cameo et Malus Evereste

La floraison du Cognassier ‘Cameo’ intervient en même temps que celle du Malus ‘Evereste’, pour une scène printanière tout en fraîcheur.

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Deutzia x. ‘Perle Rose’

Créé par le 07 déc 2019 | Dans : Arbustes du jardin

Deutzia x. ‘Perle Rose’

Deutzia Perle Rose

Deutzia ‘Perle Rose’ au jardin fin mai.

Arbustes originaires d’Asie, les Deutzia sont de ravissants arbustes décoratifs de la famille des Hydrangeacées, tout comme les Hortensias, les Schizophragmas ou encore les Philadelphus (Seringats). On les retrouve à l’état naturel dans les espaces boisés à ombrage léger.

Floraison du Deutzia Perle Rose

Floraison rosée du Deutzia ‘Perle Rose’

Celui qui pousse au jardin est un hybride entre Deutzia discolor et Deutzia longifolia, obtenu en 1936 par Victor Lemoine, botaniste et horticulteur de renom à qui l’on doit de très nombreuses créations horticoles.

Deutzia Perle Rose

Deutzia x. ‘Perle Rose’ est un arbuste caduc au port dressé puis arqué, dont la floraison intervient entre la fin du printemps et l’été. Ici, elle se produit généralement vers la fin du mois de mai. Ses très nombreuses petites fleurs, rose bordé de blanc, recouvrent alors littéralement l’arbuste, formant une fontaine au romantisme affirmé. Elles sont données pour être plus ou moins odorantes, mais je ne leur ai pour ma part jamais trouvé de parfum particulier.

Du fait que ses longues tiges ploient sous la masse de fleurs, l’arbuste ne s’élève pas à plus d’1m80.

Deutzia 'Perle Rose' associé aux rosiers 'Robin Hood' et 'Hansa'

Deutzia ‘Perle Rose’ associé aux rosiers ‘Robin Hood’ et ‘Hansa’

S’il est peu regardant sur la nature du sol (ordinaire, acide ou même calcaire), il sera plus beau dans un sol riche et profond, frais mais drainé. Ici, mon sol argileux, et un peu sec à cet endroit semble lui convenir car il fleurit magnifiquement tous les ans.

Les Deutzia se plaisent à exposition mi-ombragée de préférence, ou au soleil non brûlant. Au jardin, il prend quelques heures de soleil le matin, puis est à l’ombre d’un grand tilleul tout le reste de la journée. Bien que très rustiques (jusqu’à -15°C à -20°C), il est quand même conseillé de les abriter des vents froids, qui peuvent nuire à la floraison.

Deutzia Perle Rose, Rosier Hansa, Queen Elizabeth et Westerland

Camaïeux de roses, avec Deutzia ‘Perle Rose’, rosiers ‘Hansa’ et Queen Elizabeth’. La note orangée est apportée par un rosier ‘Westerland’ à l’arrière-plan.

Niveau taille, il faut intervenir après la floraison, en rabattant les branches qui ont fleuri d’environ 1/3 de leur longueur. C’est aussi l’occasion de supprimer le bois mort ou les branches qui se croisent. Cette opération peut n’être effectuée que tous les deux ans. Pour rajeunir un vieux Deutzia, il est possible de couper ses plus vielles branche au ras du sol, tous les 4 ou 5 ans, avec le risque que la floraison de l’année en soit compromise.

 Deutzia Perle Rose, rosier Queen Elizabeth, Westerland et Erable japonais Orange Dream

Certains n’aiment pas le mélange du rose et du jaune. Je trouve pourtant que cette association entre Deutzia ‘Perle’ Rose’, rosier ‘Queen Elizabteh’, rosier ‘Westerland’ et le feuillage doré d’un Erable japonais (Acer ‘Orange Dream’) fonctionne très bien.

Bien qu’il s’intègre très bien dans une haie fleurie et naturelle, j’ai choisi d’installer mon Deutzia ‘Perle Rose’ dans un massif où il côtoie, entre autre, des Stachys bizantina, Géraniums et Anémones du Japon, mais c’est avec les rosiers Westerland, Queen Elizabeth et Robin Hood (qui fleurissent au même moment), qu’il forme les plus belles associations.

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Pieris japonica ‘Forest Flame’

Créé par le 22 sept 2019 | Dans : Arbustes du jardin

Pieris Japonica ‘Forest Flame’

Pieris japonica 'Forest Flame' au jardin au printemps.

Pieris japonica ‘Forest Flame’ au jardin au printemps.

Le Pieris, appelé communément Andromède du Japon, est originaire du Japon, de Chine et de Taïwan. De la famille des Ericacées (comme les rhododendrons par exemple), c’est un arbuste à planter en sol neutre ou acide. On préconise en général de l’installer en sol léger et humifère, mais ici au jardin il pousse dans un sol argileux assez lourd.

La variété ‘Forest Flame’ est un petit bijou. De croissance lente, elle atteint environ 1,50m une fois adulte et adopte un port buissonnant un peu érigé.

Son feuillage persistant, lustré et légèrement denté, est l’un de ses atouts principaux. Décoratif toute l’année, il débourre dans des tons de rouge intense au printemps, puis s’éclaircit en un rose saumoné et enfin en jaune, avant de prendre sa couleur verte définitive. Lorsque que le jeune feuillage apparaît, le spectacle vaut bien des floraisons !

Le jeune feuillage du Pieris 'Forest Flame' apparaît rouge intense...

Le jeune feuillage du Pieris ‘Forest Flame’ apparaît rouge intense…

...puis prend différentes nuances...

…puis prend différentes nuances…

...avant de devenir vert.

…avant de devenir vert.

Sa floraison est d’ailleurs également très ornementale. Au printemps également, bien souvent en même temps que le jeune feuillage, des grappes pendantes de petites clochettes blanches, qui rappellent celles du muguet, apparaissent en nombre sur l’arbuste.

Fleurs blanches et feuilles aux teintes chaudes se côtoient sur l'arbuste au printemps.

Fleurs blanches et feuilles aux teintes chaudes se côtoient sur l’arbuste au printemps.

La floraison des Pieris, en petites clochettes blanches, rappelle celle du muguet.

La floraison des Pieris, en petites clochettes blanches, rappelle celle du muguet.

L’hiver, les boutons qui se forment représentent un intérêt décoratif qui se rajoute aux précédents.

Ici en novembre, les boutons en formation sont déjà décoratifs.

Ici en novembre, les boutons en formation sont déjà décoratifs.

Bien rustique, il n’a jamais été malade et a bien résisté aux derniers étés chauds et secs de ces dernières années (dont celle-ci, en 2019). Je ne l’ai jamais taillé, et ne l’arrose quasiment jamais. Donné pour pousser à exposition ensoleillée (si non brûlante), à la mi-ombre ou à l’ombre, il se développe ici sous le couvert d’un grand Prunus qui projette une ombre dense toute la saison. Il ne reçoit que les derniers rayons de fin de journée.

Pieris 'Forest Flame', Forsythia et Hellébores forment un tableau tout en couleurs au printemps !

Pieris ‘Forest Flame’, Forsythia et Hellébores forment un tableau tout en couleurs au printemps !

Côté associations, il est bien sûr marié ici à des bulbes de printemps (narcisses, crocus) ainsi qu’à des hellébores. Non loin, un forsythia à la floraison jaune complète la scène sous certains angles. Ensuite, d’autres bulbes, vivaces, arbustes et graminées prennent le relais (iris de hollande, ancolies, muguet, hortensia, miscanthus…).

C’est donc un arbuste sans souci, très facile à vivre et très décoratif. Il est fort probable que j’installe d’autres variétés au jardin dans les années à venir.

–> Découvrez le Pieris ‘Forest Flame’ en vidéo, ainsi que 4 autres arbustes persistants ! 

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5 arbustes (très) parfumés pour le jardin !

Créé par le 18 fév 2019 | Dans : Arbustes du jardin, Techniques

5 arbustes pour parfumer le jardin !

5 arbustes parfumés - photo titre

Si les floraisons et les feuillages sont des critères importants lorsqu’on choisit une plante pour son jardin, il est un sens que j’aime flatter également : l’odorat.  Quel bonheur en effet, lorsque je fais le tour du jardin, de plonger mon nez dans certains végétaux pour m’enivrer de leurs effluves. C’est bien sûr le cas avec de nombreux rosiers mais il existe bien d’autres plantes qui possèdent cette qualité. Et parfois, il n’est même pas nécessaire de se rapprocher de la plante pour en saisir les fragrances. Voici une sélection de 5 arbustes qui sont capables d’embaumer le jardin des mètres à la ronde, de l’hiver à l’automne.

Daphne odora marianni ‘Rogbret’ (Bois-joli, Bois-gentil)

Daphne odora Marianni 'Rogbret'

Daphne odora Marianni ‘Rogbret’

Description__________________________________________________

Originaire du Japon, cet arbuste au port en dôme mesure entre 1,20 m et 1,50 en tous sens une fois adulte. De croissance lente, il affiche un superbe feuillage. Ses feuilles persistantes allongées sont vertes et largement marginées de jaune, ce qui le rend particulièrement lumineux, et ce en toutes saisons. Sa floraison est une vraie merveille et a le bon goût d’intervenir en hiver (entre janvier et mars ici), à un moment où la majorité des plantes est au repos. Rose vif en boutons, les fleurs du Daphne odora marianni ‘Rogbret’ s’épanouissent en petits bouquets rose plus pâle à l’extrémité des branches et sont délicieusement parfumées. Par temps doux et humide, ses effluves sont perceptibles jusqu’à plus de 10 mètres à la ronde.

Daphne 'Rogbret' en fleurs en février au jardin

Daphne ‘Rogbret’ en fleurs en février au jardin

Culture_____________________________________________________

Le Daphne odora marianni ‘Rogbret’ pousse à mi-ombre (à protéger des ardeurs du soleil aux heures les plus chaudes) ou à l’ombre, même dense. L’idéal est de le planter sous des arbres caducs. Il peut ainsi profiter de la lumière hivernale puis d’une ombre bienfaitrice à la belle saison. Il aime les sols neutres à acides, humifères et frais mais drainés en hiver. Il accepte aussi les sols argileux plus lourds. Il résiste bien à la sécheresse une fois installé, est rustique jusqu’à -15°C et ne demande aucun entretien. Il n’est même pas conseillé de le tailler car il le supporte assez mal. Dans tous les cas il n’en a pas besoin et reste bien compact de lui-même. Vous pouvez lui apporter un peu de compost tous les ans au printemps ou à l’automne mais je ne l’ai jamais fait et il est superbe ! Naturellement résistant aux maladies, il peut arriver qu’il succombe à une attaque de Phytophthora ou soit atteint d’Anthracnose mais si vous le cultivez dans de bonnes conditions, ces risques sont rares.

Associations au jardin_________________________________________

Ici, il est planté près du bassin aux formes géométriques (voir la vidéo sur la construction du bassin), en compagnie de Crocosmia ‘Lucifer’ au feuillage lancéolé et à la floraison rouge intense, d’un Haknechloa macra ‘Aureola’, une très belle graminée d’ombre au feuillage panaché et au port souple et de fougères, dont la très belle Dryopteris erythrosora dont les frondes persistantes sont orangées lorsqu’elles se développent au printemps. Dans le bassin poussent un nénuphar à la floraison rose, une prêle (Equisetum hyemale) ainsi qu’un Houttuynia cordata ‘Chameleon’ aux feuilles panachées de vert et de crème.

1) Daphne 'Rogbret' - (2) Crocosmia 'Lucifer' - 3)

1)Daphne ‘Rogbret’ – 2)Equisetum hyemale- 3)Crocosmia ‘Lucifer’ - 4)Hakonechloa macra aureola – 5)Tetrapanax, aujourd’hui disparu - 6)Miscanthus ‘Zebrinus’ - 7)Houtuynia cordata ‘Chameleon’ – 8)Dryopteris erythrosora – 9) Helxine

–> Découvrez la présentation du Daphne ‘Rogbret’ en vidéo sur ma chaîne Youtube.

Eleagnus ebbingei (Chalef)

Eleagnus

Description__________________________________________________

J’ai découvert cet arbuste il y a plusieurs années, à l’occasion d’une balade sur la côte Atlantique. J’ai tout à coup perçu un parfum divin sans savoir tout d’abord d’où il pouvait provenir. C’était l’automne et je longeais une grande haie en bord de mer. Intrigué, j’ai cherché à en déceler l’origine et me suis aperçu que c’était de cette même haie que le parfum se diffusait. Il s’agissait d’Eleagnus, communément appelés ‘chalef’.

Au jardin pousse une espèce, déclinée en deux variétés : Eleagnus ebbingei (croisement entre Eleagnus pungens et Eleagnus macrophylla) et Eleagnus ebbingei ‘Gilt Egde’, un cultivar panaché.

Originaires de l’hémisphère nord (depuis l’Amérique jusqu ’à la l’Asie, en passant par l’Europe), ce sont des arbustes qui n’offrent pas, à première vue, un intérêt ornemental de premier choix. Pourtant ils ont de nombreuses qualités.

Eleagnus ebbingei est un arbuste qui peut mesurer 3 à 6 mètres de haut pour 2 mètres de large (mais on peut le contenir par la taille). Son feuillage, persistant, est épais et coriace, vert foncé brillant sur le dessus, rugueux et argenté au revers. Il adopte un port assez lâche, plutôt désordonné, surtout si on le laisse vivre sa vie sans intervenir. Ses rameaux portent quelques aiguillons assez acérés mais je ne me suis jamais blessé dessus (contrairement aux rosiers!). C’est un arbuste dense et bien touffu qui peut lancer des branches à plus d’1m en une saison.

Eleagnus ebbingei ‘Gilt Edge’ est très semblable. Il est cependant moins grand (comme c’est souvent le cas avec les variétés panachées) et reste dans des proportions de l’ordre de 2 à 4 mètres. Notez qu’il existe Eleagnus ebbingei ‘Compacta’ qui, comme son nom l’indique est plus facilement maîtrisable. Il ne monte en effet qu’à environ 2 mètres. Les feuilles de Eleagnus ebbingei ‘Gilt Edge’ sont légèrement plus petites (6 cm contre 7 cm pour E. ebbingei). Elles sont du même vert mais présentent une marge irrégulière jaune citron, ce qui le rend beaucoup plus lumineux et décoratif.

Et bien sûr, s’ils figurent dans cette sélection c’est que lorsqu’ils fleurissent en automne, leur parfum est perceptible de loin. Un seul pied embaume déjà, mais imaginez toute une haie de Chalefs en fleurs…un délice ! Pourtant leurs fleurs argentées sont minuscules (2 cm) et souvent enfouies dans le feuillage, mais elles compensent leur petite taille par la puissance de leurs effluves. Leur succèdent des fruits semblables à des olives allongées rougeâtres, recouvertes d’une pruine argentée. Ils sont réputés comestibles (à récolter bien mûrs, en fin de printemps) mais seraient meilleurs en préparations (confitures par exemple) que crus. J’avoue ne les avoir jamais goûtés.

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Culture_____________________________________________________

Les Eleagnus aiment les terres de jardin ordinaires, les sols filtrants, sableux, secs et même pauvres. Ils peuvent aussi s’accommoder de terres plus lourdes et argileuses dans la mesure où elles sont bien drainées. Le fait qu’ils poussent très bien ici en est d’ailleurs la preuve. Ils détestent l’eau stagnante qui les fait dépérir. Une terre trop calcaire ne leur convient pas et fait jaunir le feuillage. Comme c’est souvent le cas, un arrosage régulier la première année (selon la météo bien sûr!) leur est bénéfique et leur permet de développer leur système racinaire. Ensuite, ils se débrouillent seuls.

Toutes les expositions leur conviennent. Soleil, mi-ombre et même ombre assez dense.

Ils supportent très bien la taille, même sévère et se prêtent ainsi à la formation de haies et de topiaires. Leur port et leur bois me font cependant penser qu’il vaut mieux rester dans des formes organiques ou géométriques simples. Je n’en ai jamais vu taillés en forme d’oiseau ou d’écureuil, mais peut-être n’ai-je pas eu de chance. Dans tous les cas, intervenez de préférence en fin d’hiver car ils fleurissent sur les bois de l’année. Dans le cas de haies strictes ou de topiaires, il vous faudra sûrement intervenir au moins une deuxième fois dans l’année.

Tous deux sont bien rustiques (-15°C au moins), de croissance rapide (ce qui les rend utiles pour les nouveaux jardins), résistants à la pollution, à la sécheresse, au vent et même aux embruns (d’où leur emploi fréquent sur le littoral).

Eleagnus ebbingei est présent à chaque saison. Il forme ici une boule verte qui lie les différentes teintes d'automne de ses voisines.

Eleagnus ebbingei est présent à chaque saison. Il forme ici une boule verte qui lie les différentes teintes d’automne de ses voisines.

Associations au jardin_________________________________________

Certains sont plantés dans une haie mixte (il faut toujours quelques persistants dans une haie!). D’autres ont été placés dans les massifs pour former à terme de grosses boules qui ponctuent le jardin, même en hiver (et parce que j’adore leur parfum automnal!). Ceux au feuillage vert s’accordent avec tout (c’est l’avantage du vert). Ils peuvent servir de toile de fond à toutes les plantes aux mêmes exigences, en choisissant de préférence des végétaux aux feuillages plus clairs qui trancheront sur ce fond sombre. Les variétés panachées illuminent les emplacement plus ombragés à merveille. Pour l’instant, tous les coins à l’ombre sont occupés au jardin, en tout cas il n’y a pas assez de place pour y implanter un Eleagnus, mais cela pourrait bien changer à l’avenir. Placez-les près des lieux de passage pour en profiter lors de vos tours du jardin. Installés près de la maison ils vous assurent des apéros parfumés, sans risque d’écœurement car leur parfum, bien que puissant, n’est pas entêtant.

1) Eleagnus ebbingei - 2) Pittosporum tenuifolium 'Tom Thumb' - 3) Lonicera nitida- 4) Hakonechloa macra aureola

1) Eleagnus ebbingei – 2) Pittosporum tenuifolium ‘Tom Thumb’ – 3) Lonicera nitida- 4) Hakonechloa macra aureola

Ribes odoratum [Syn. R. aureum] (Groseillier odorant)

Ribes odoratum

Description__________________________________________________

Tout le monde connaît les groseilliers, ces arbustes qui produisent des fruits à la saveur acidulée. Mais il existe aussi des espèces et variétés cultivées pour leur floraison décorative (Ribes sanguineum ‘King Edward VII’ par exemple) dont certains, comme Ribes odoratum, parfument agréablement le jardin.

Ce petit arbuste, originaire des plaines du centre des USA, peut atteindre 2 à 3 mètres en tous sens. Bon, ici, il reste assez chétif. J’attribue cela à l’exposition ou au sol un peu sec à cet endroit, voire aux deux.

Son feuillage caduc est découpé, d’un vert clair et aromatique. En automne, il prend de superbes teintes mêlant le rouille, le jaune, l’orangé et le rouge.

Le groseillier odorant fleurit en début de printemps, généralement entre mars et avril ici, bien que cette année (2019) la douceur de l’hiver lui a fait produire quelques corolles dès début février. Ses fleurs tubulaires en forme de trompette apparaissent en grappes. Elles sont jaunes et marquées de reflets rouge-orangé. Elles exhalent un parfum subtil mais bien perceptible, même à distance (c’est l’objet de cette sélection!). Elles sont suivies de petits fruits ronds, noirs et comestibles mais leur goût n’a rien d’exceptionnel.

Culture_____________________________________________________

Le Ribes odoratum est un arbuste facile à vivre. Rustique jusqu’à au moins -15°C, il se satisfait d’un sol ordinaire, riche et frais, qu’il soit neutre, acide ou calcaire et pousse en sol argileux. Plus florifère au soleil, il accepte la mi-ombre et l’ombre. Ici, il est sans doute un peu trop à l’ombre pour pouvoir donner le meilleur de lui-même mais il y fleurit quand même, pour le plus grand bonheur de mes narines. La taille n’est pas nécessaire. Il est cependant possible d’équilibrer sa silhouette ou d’enlever de temps en temps les branches les plus vieilles afin qu’il se régénère. La taille s’effectue après la floraison, en coupant les branches d’environ 1/3 de leur longueur.

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Associations au jardin_________________________________________

Si lui est toujours à la même place depuis le début, ses compagnons ont souvent changé car les plantes ont un peu de mal à bien pousser dans ce coin du jardin. Au début, il était accompagné d’une mer de Valérianes des jardins, mais je m’en étais lassées et avais eu envie d’essayer autre chose. Actuellement, pour lui tenir il a un Nassella tenuissima [=Stipa tenuifolia], les fameux ‘Cheveux d’ange’, mais aussi un rosier couvre-sol (de nom inconnu mais à floraison rouge), un pied de Rudbeckia, et une Coronilla glauca (autre arbuste parfumé de la sélection, dont je vous parle plus bas) et enfin d’Iris de Hollande à la superbe floraison bleue. Et enfin, pour lui faire face dans le massif de l’autre côté de l’allée, entre autres plantes, un Seringat et un Oranger du Mexique. Vous l’aurez compris, j’aime les plantes parfumées et j’en ai placé un certain nombre près de la maison pour en profiter.

Coronilla valentina subsp. glauca (Coronille glauque)

Coronille titre

Description__________________________________________________

Originaire du pourtour méditerranéen , la Coronille est une fabacée (légumineuse) et a donc la capacité de fixer l’azote dans le sol. Elle forme un arbuste au port compact, généralement haut d’ 1m50 pour 1m de large, mais un des exemplaires du jardin a été taillé de façon à adopter la silhouette d’un petit arbre et il monte à plus de 2 mètres. Persistantes, ses feuilles sont petites, pennées  (c’est à dire qui rappelle la disposition des barbes sur une plume) et d’un vert légèrement bleuté (d’où son nom ‘glauca’).

En mars-avril, la coronille s’illumine d’innombrables petites fleurs jaune vif qui recouvrent littéralement l’arbuste. Elles ressemblent à des fleurs de pois ou de trèfle et peuvent, comme les autres plantes de cette sélection, parfumer tout une partie du jardin. Certains ouvrages décrivent la Coronille glauque comme capable de refleurir sporadiquement le reste de la saison, mais je n’ai pas eu la chance d’observer ce phénomène ici. En tout cas, je ne la qualifierais pas de ‘remontante’. Une fois la floraison terminée, l’arbuste forme de petites gousses qui renferment une multitude de graines qui se ressèment très facilement. J’en ai acheté un plant il y a de nombreuses années, et depuis je profite de sa propension à se multiplier tout seul pour en installer ailleurs au jardin. C’est d’ailleurs un avantage pour cet arbuste à brève durée de vie. Au bout de quelques années (5 en moyenne), son port devient moins intéressant et je le supprime de toute façon. Sans surveillance, la Coronille peut devenir envahissante, mais les jeunes semis s’arrachent très facilement à la main.

Son bois est très cassant. De nombreuses branches se sont déjà rompues sous le poids de la neige (et il ne neige ni souvent ni beaucoup ici).

Coronilla glauca - avril 06

Culture_____________________________________________________

La Coronilla valentina subsp. glauca aime les sols moyennement fertiles à pauvres et filtrants. L’argile lui convient si le drainage est correct, comme c’est le cas au jardin. Elle ne supporte en effet pas d’avoir les pieds dans l’eau. Peu importe le Ph, elle accepte les sols acides, neutres et même très calcaires et supporte les embruns.

Moyennement rustique (- 10°C environ), la Coronille peut être cultivée en pot et rentrée l’hiver dans les régions moins clémentes.

C’est un arbuste à planter de préférence en plein soleil, à exposition chaude, mais il pousse également à mi-ombre, voire à l’ombre (sa floraison y sera simplement plus modeste).

La taille est conseillée. Elle s’effectue après la floraison (vers mai). Coupez les jeunes tiges vertes qui ont fleuri en les ramenant au niveau des branches plus anciennes, sans toutefois couper trop le vieux bois. J’ai lu qu’on pouvait la recéper mais cela m’a surpris car par expérience, elle supporte assez mal une taille sévère. Ici, j’utilise une cisaille à main et lui redonne une forme en boule qui reste décorative toute la saison.

Généralement indemne de maladies, j’ai déjà vu des plantes mal réagir suite à des arrosages trop fréquents. Elle résiste en effet très bien à la sécheresse.

La Coronille se ressème spontanément. Les jeunes plants peuvent être nombreux mais ils s’arrachent très facilement. Si vous attendez trop, cela devient plus difficile car cet arbuste est de croissance rapide. Ici, je récupère les jeunes plants et les repique ailleurs dans le jardin pour profiter de leur parfum et de leur générosité. Ils me permettent en outre de remplacer les vieux sujets moins décoratifs ou sur le déclin. J’en installe aussi certains en pots afin de pouvoir les offrir.

Associations au jardin_________________________________________

Jeune coronille en compagnie de Nepeta 'Six Hills Giant' et de Coquelourdes.

Jeune coronille en compagnie de Nepeta ‘Six Hills Giant’ et de Coquelourdes.

Plante méditerranéenne, la Coronille glauque peut se marier avec de nombreuses autres plantes du même type (Lavandes, Cneorum, Perosvkias, Romarins…). Au jardin, j’utilise la capacité de la coronille à pousser vite pour combler rapidement un coin vide. Elle apparaît ainsi dans différents endroits du jardin, que ce soit en haie ou en dans les massifs. Son vert bleuté s’accorde avec de nombreuses plantes et elle peut constituer un fond intéressant pour des plantes plus basses au feuillage ou à la floraison colorés.

Fleurissant au printemps, Coronilla glauca s'accorde avec de nombreux bulbes, ici des tulipes.

Fleurissant au printemps, Coronilla glauca s’accorde avec de nombreux bulbes, ici des tulipes.

Viburnum burwoodii

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Description__________________________________________________

Les Viornes sont des arbustes somptueux. Originaires de l’hémisphère nord, certaines offrent de belles floraisons, des feuillages somptueux en fin de saison et un parfum d’une grande puissance.

Viburnum burkwoodii est l’un d’eux. Hybridation entre Viburnum carlesii et Viburnum utile, cette espèce arbore un feuillage vert sombre, brillant et qui prend des teintes de fin d’automne simplement hallucinantes au jardin, mêlant le vert, le jaune, l’orangé et le rouge (entre octobre et mi-décembre ici). Semi-persistant (quelques feuilles) à caduc selon la douceur de l’hiver, l’arbuste porte vers le mois d’avril une multitude de petites fleurs réunies en boules d’une dizaine de centimètres. Les boutons roses sont déjà décoratifs. Ils s’ouvrent en minuscules fleurs blanches, parfois teintées de rose pâle dont le parfum, puissant, flotte loin de l’arbuste. C’est, de mon avis, un must pour les jardinier(es) qui souhaitent un jardin parfumé.

Celui placé au jardin avait été vendu sous la variété ‘Mohawk‘. De l’avis de Maurice Laurent, LE spécialiste des viornes en France, il ressemblerait davantage au type. L’identification est difficile à confirmer sur photos et, malgré mes recherches, je ne suis donc pas encore certain de son identité exacte. Cela dit, l’un comme l’autre se ressemblent et sont très parfumés.

De croissance assez lente, Viburnum burkwoodii  atteint environ 2,50 mètres une fois adulte. Ici, le pied (de 7 ans environ) atteint environ 2 mètres. Son port est assez désordonné et ouvert. Quand l’arbuste fleurit au printemps, on le remarque de loin, et souvent on le sent avant de l’apercevoir.

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Culture_____________________________________________________

Cette viorne accepte tout sol ordinaire (même argileux) neutre à acide, frais et drainé, et une exposition mi-ombragée à ensoleillée. Au Jardin de Luchane elle pousse plein sud, mais l’hygrométrie importante de la région lui permet de se plaire dans cette situation.

De croissance moyenne, il accepte bien la taille. Celle-ci est effectuée après la floraison (vers juin) et permet de conserver un port arrondi. Sans taille, d’ailleurs, de longues branches partent un peu dans tous les sens, ce qui affecte un peu la silhouette de l’arbuste.

Très rustique, Viburnum burkwoodii résiste à -20°C. Les viornes, si elles ont quelques ennemis, sont globalement réputées plutôt résistantes. Cela dit, j’en ai perdu un pied qui a dépéri en une saison, sans que j’arrive à en identifier la cause exacte. Depuis, j’ai  bouturé l’autre sujet…

Associations au jardin_________________________________________

Epis dorés de Pennisetum alopecuroides 'Hameln' sur fond du feuillage enflammé du Viburnum bukwoodii

Epis dorés de Pennisetum alopecuroides ‘Hameln’ sur fond du feuillage enflammé du Viburnum bukwoodii

Ici, j’ai un exemplaire de cette viorne dans la haie mixte en compagnie d’autres arbustes (coronille, forsythia, Eleagnus ebbingei, laurier rose, Cotinus, cornouiller à bois décoratif…). Il rythme bien le passage des saisons, depuis sa floraison printanière jusqu’aux derniers feux de l’automne en décembre . J’en ai également un autre au milieu d’un massif. De part sa position assez centrale, il y est associé entre autres à des arbustes (Lonicera nitida taillé en boule, Pittosporum tenuifolium ‘Tom Thumb’ au feuillage presque noir, rosiers…), des vivaces (Rudbeckias, Hemerocalles, Agapanthes, Sedums, Erigeron karvinskianus…) mais aussi des graminées (Pennisetum ‘Hameln’, Stipa gigantea, Nassella tenuissima), des bisannuelles et des annuelles selon les envies du moment et les hasards des semis spontanées. Des bulbes poussent aussi dans ce massif (narcisses, Allium sphaerocephalon…). Son vert foncé s’accorde avec tout, ses fleurs blanches aussi. Ses teintes automnales permettent d’enflammer le jardin sur une longue période.

Une des associations u jardin. 1) Virburnum burkwoodii - 2) Stipa gigantea - 3) Verveine de Buenos Aires - 4) Lonicera nitida taillé en boule - 5) Hakonechloa macra aureloa - 6) Pittosporum tenuifolium 'Tom Thumb' - 7) Sedums - 8) Rudbeckia, qui fleuriront plus tard.

Une association encore jeune au jardin. 1) Virburnum burkwoodii – 2) Stipa gigantea – 3) Verveine de Buenos Aires – 4) Lonicera nitida taillé en boule – 5) Hakonechloa macra aureloa – 6) Pittosporum tenuifolium ‘Tom Thumb’ qui fonce plus tard en saison - 7) Sedums – 8) Rudbeckia, qui fleuriront plus tard.

 

Senna corymbosa

Créé par le 16 sept 2018 | Dans : Arbustes du jardin

Senna corymbosa

Senné

Senna corymbosa au jardin en septembre

Senna corymbosa au jardin en septembre

Les genres Cassia et Senna ont longtemps été classés comme identiques pour être finalement séparés. Tous deux appartiennent  à la famille des fabacées même s’ils ne présentent pas le type de fleurs attendues dans cette famille ni de nodules au niveau de leurs racines. D’autre part, les inflorescences du genre Senna sont terminales et se développent donc à l’extrémité des branches tandis que celles du Cassia sont axillaires et apparaissent le long des branches.

Les fleurs jaunes du Senna ne sont pas sans rappeler celles du bouton d'or.

Les fleurs jaunes du Senna ne sont pas sans rappeler celles du bouton d’or.

Corymbosa serait donc un Senna, même s’il est souvent appelé et vendu sous le genre Cassia.

D’autre part, plusieurs sites proposent Senna [ou Cassia] corymbosa sous le synonyme de Cassia floribunda auquel il ressemblerait en effet beaucoup mais dont la rusticité serait moindre : -5°C pour floribunda contre -12°C pour corymbosa. Floribunda aurait aussi davantage la capacité à être utilisé en couvre-sol de par son port plus rampant.

Les inflorescences en corymbes ornent l'arbuste dès le mois d'août et durant de longues semaines.

Les inflorescences en corymbes ornent l’arbuste dès le mois d’août et durant de longues semaines.

Celui installé au jardin me semble donc bien être Senna corymbosa. Il s’agit d’un jeune plant que l’on m’avait offert en cadeau il y a 4 ou 5 ans de cela. Il mesurait alors quelques centimètres à peine. Je l’ai installé à exposition sud, bien ensoleillée et protégée des vents froids, dans une zone bien drainée. C’est en effet un genre originaire de régions chaudes (Amérique, Afrique, Australie) qui nécessite de prendre quelques précautions si l’on souhaite l’installer en pleine terre.

De croissance rapide, il mesure aujourd’hui environ 2m50 et j’en ai vu un très bel exemplaire à quelques kilomètres du jardin qui avait pris une belle envergure.

De croissance rapide, celui installé au jardin depuis 4 ou 5 ans dépasse déjà largement les 2 mètres.

De croissance rapide, celui installé au jardin depuis 4 ou 5 ans dépasse déjà largement les 2 mètres.

Le feuillage vert est persistant ici mais peut se recroqueviller un peu sous l’effet du stress (chaleur, même s’il a très bien résisté à divers épisodes de sécheresse sévère ici, ou froid [cependant, aucun hiver en-dessous de -8°C en Béarn]).

En fin d’été et en automne, l’arbuste se couvre d’inflorescences jaune franc en corymbes qui ne sont pas sans rappeler des boutons d’or. La floraison dure longtemps avant de faire place à des gousses aplaties brunes.

Senna corymbosa est un arbuste encore peu connu qui apporte pourtant une touche originale au jardin en été et en automne.

Senna corymbosa est un arbuste encore peu connu qui apporte pourtant une touche originale au jardin en été et en automne.

Ne connaissant pas cette plante quand elle m’a été offerte, j’ai fait l’erreur de ne pas la tailler après la floraison, ce qui est pourtant utile pour favoriser le développement d’un feuillage plus fourni. Depuis, tous les ans, une fois les fleurs fanées, je le taille afin qu’il développe un peu plus sa ramure.

C’est en tout cas un arbuste intéressant qui apporte une touche colorée originale à partir d’août et pour de longues semaines. Peu utilisé, peut-être à cause de sa faible rusticité, il mériterait d’être davantage introduit au jardin, sa culture en pot étant possible et permettant ainsi de l’abriter en hiver comme d’autres plantes d’orangerie.

Chaque année les inflorescences du Senna se marient avec les épis des graminées, ici Miscanthus gracillimus.

Chaque année les inflorescences du Senna se marient avec les épis des graminées, ici Miscanthus gracillimus.

Pour résumer :

- Cassia : floraison axillaire

- Senna : floraison terminale

- Senna corymbosa : plus rustique (environ -12°c), port plus élancé

- Senna floribunda : plus frileux (-4°C), port plus rampant.

Tout commentaire et retour d’expérience sera le bienvenu en commentaire !

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HIBISCUS SYRIACUS

Créé par le 20 juil 2018 | Dans : Arbustes du jardin

HIBISCUS SYRIACUS

Althéa

 

Althea en fleurs au jardin en Juillet.

Althea en fleurs au jardin en Juillet.

Quand j’ai pris possession des lieux en 2010, deux althéas étaient déjà présents au jardin.

Plantés à 1 mètre l’un de l’autre ils s’élevaient à plus de 3 mètres sur des troncs de bonne taille. Je les ai bien sûr conservés et ils ont servi de ‘pivots’ autour desquels j’ai aménagé un massif aux formes organiques.

Un massif s'est organisé autour des deux althéas déjà présents.

Un massif s’est organisé autour des deux althéas déjà présents.

L’althéa n’est, de mon point de vue, pas la plus belle des plantes. Originaire de Chine, ce grand arbuste affiche un feuillage vert caduc assez banal et son écorce ne présente pas un intérêt particulier. Seule sa floraison estivale est belle et apporte une petite touche exotique au jardin. Différentes couleurs sont disponibles, du blanc au bleu en passant par le mauve et le rose, et les fleurs présentent parfois un cœur coloré dans des tons de rouge plus ou moins prononcé. Certaines sont simples (plus appropriées aux climats doux et humides) et d’autres doubles. La forme des fleurs n’est pas sans rappeler celle des roses trémières, qui appartiennent à la même famille des malvacées.

La fleur de l'althea n'est pas sans rappeler celle d'une rose trémière.

La fleur de l’althea n’est pas sans rappeler celle d’une rose trémière.

Rustique jusqu’à -15°C, l’althéa apprécie les sols profonds et restant frais, même un peu calcaires mais ce n’est pas un arbuste difficile. Ici à exposition très ensoleillée, il est donné pour accepter l’ombre légère, surtout en climat très chaud.

Au jardin, je les taille à la sortie de l’hiver, tous les deux ans environ, afin d’entretenir la forme en boule du feuillage et de la floraison. Dans ce cas, la taille est sévère et je rabats quasiment jusqu’aux troncs.

Tout l'été, la floraison blanche à cœur rouge égaye cette partie du jardin.

Tout l’été, la floraison blanche à cœur rouge égaye cette partie du jardin.

Comme ils ne sont pas spécialement décoratifs quand ils ne sont pas en fleurs, j’ai décidé de leur apporter une sorte de plus-value esthétique et les peins tous les ans (au moment de la taille) avec du blanc arboricole, après avoir supprimé tous les rejets qui ne manquent pas de repartir de la base et sur les troncs. Ainsi décorés, leur troncs apportent une touche assez classe et romantique jusqu’à la saison suivante et se marient très bien avec la blancheur des fleurs. Cette petite astuce très simple permet aussi de leur conserver un attrait certain même au cœur de l’hiver. Pour voir comment je procède, c’est ICI.

Les troncs, blanchis au blanc arboricole, participent de l'ambiance romantique du tableau.

Les troncs, blanchis au blanc arboricole, participent de l’ambiance romantique du tableau.

Petit inconvénient, il se ressème pas mal et il faut régulièrement veiller à arracher les jeunes plantules lors du nettoyage des massifs, sous peine d’être envahi, mais un jardin sans entretien est un doux rêve.

Feuillage et  fleurs se détachent bien sur le prunus pourpre à l'arrière-plan.

Feuillage et fleurs se détachent bien sur le prunus pourpre à l’arrière-plan.

Si l’althéa est souvent employé en haie, je trouve que cette utilisation ‘en arbre’ est bien plus originale et permet, avec un peu d’imagination, d’en faire un élément qui restera décoratif toute l’année.

 

 

 

PHILADELPHUS

Créé par le 21 mai 2018 | Dans : Arbustes du jardin

PHILADELPHUS

Seringat, Jasmin des Poètes.

Le seringat en pleine floraison au jardin fin mai.

Le seringat en pleine floraison au jardin fin mai.

Etant un grand classique dans les jardins parfumés, et comme je suis très sensible aux plantes parfumées, j’ai souhaité installer un exemplaire de cet arbuste réputé pour ses effluves puissantes.

La floraison abondante est réputée pour son parfum.

La floraison abondante est réputée pour son parfum.

Ce Philadelphus est une petite déception… Si le plant acheté en jardinerie (variété inconnue, si un lecteur a une idée, je suis preneur !) il y  a une dizaine d’années s’est certes bien développé, je cherche encore d’où lui vient sa réputation (et son surnom de ‘Jasmin des poètes’). Je m’attendais en effet à le sentir sans avoir besoin de mettre le nez dedans. C’est le cas avec d’autres plantes du jardin, comme par exemple le Daphne odora Marianni ‘Rogbret’, le Trachelospermum jasminoides ou certains rosiers. Même le ‘vulgaire’ Coronilla glauca possède plus de puissance.

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L’arbuste, qui mesure près de 3 mètres huit ans après sa plantation pousse à mi-ombre sous le couvert d’un tilleul au feuillage caduc, près du bassin. Il ne reçoit le soleil que quelques heures en fin de journée. Serait-ce là le hic ? Un manque de chaleur pour exprimer son parfum avec toute sa puissance ?

Philadelphus - fleurs détail

Son feuillage vert est banal en saison mais peut parfois se parer de belles teintes dorées avant de tomber.

Fin novembre (2017 sur cette photo), des couleurs d'automne sont bien présentes.

Fin novembre (2017 sur cette photo), des couleurs d’automne sont bien présentes.

Fin mai, il fleurit abondamment. Ses fleurs blanches à 5 pétales disposés en étoile autour d’étamines blanches à anthères jaunes sont très élégantes. Elles diffusent donc (pour l’exemplaire que je possède) un parfum doux et sucré mais peu puissant.

Même fanées les fleurs peuvent afficher un certain graphisme, mais il faut y regarder de près.

Même fanées les fleurs peuvent afficher un certain graphisme, mais il faut y regarder de près.

Le reste de l’année il n’offre pas un grand intérêt ornemental. Il serait donc malvenu de le planter en isolé au milieu de la pelouse. C’est avant tout un arbuste de haie et d’arrière-plan, qui sera intéressant sur une courte période et servira de faire-valoir à des végétaux plus raffinés le reste du temps.

Il accepte donc la mi-ombre, se plaît dans le sol lourd et argileux du jardin, supporte la sécheresse et n’est pas sensible aux maladies.

En été, le philadelphus ne présente pas un intérêt majeur. Il convient donc de l'accompagner de plantes plus décoratives.

En été, le philadelphus ne présente pas un intérêt majeur. Il convient donc de l’accompagner de plantes plus décoratives.

Je ne le taille pas souvent (sans doute pas assez d’ailleurs). Cette année (2018) je vais essayer d’être plus attentif et je le ferai juste après la floraison qui a lieu en ce moment pour l’inciter à rester bien compact et à fleurir davantage.

Il se marcotte très facilement et même tout seul parfois. J’ai ainsi retrouvé une marcotte enracinée cette année que j’ai séparée et placée en pot pour la fortifier avant de l’utiliser pour poursuivre la haie.

Un jour, il faudra que je tente une variété de seringat plus parfumée. Un jour…

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VIBURNUM X BURKWOODII

Créé par le 12 juil 2017 | Dans : Arbustes du jardin

VIBURNUM X BURKWOODII

Viorne de Burkwood

Viburnum burkwoodii 'Mohawk' en fleurs au jardin en avril.

Viburnum burkwoodii en fleurs au jardin en avril.

L’intérêt des viornes n’est plus à démontrer et ce sont des plantes extrêmement décoratives à plus d’un titre.

Viburnum burkwoodii est une variété à feuillage caduc, vert brillant sur le dessus et légèrement beige sur le revers.

Les inflorescences en boules sont constituées de petites fleurs banches particulièrement parfumées.

Les inflorescences en boules sont constituées de petites fleurs banches particulièrement parfumées.

Plusieurs saisons, plusieurs parures. Tout d’abord au printemps, vers le mois d’Avril, ses fleurs apparaissent groupées en boules d’une dizaine de centimètres qui dégagent un parfum sublime perceptible plusieurs mètres à la ronde. Les boutons roses éclosent en de petites mais très nombreuses fleurs blanches. Les inflorescences claires sur le bois nu se remarquent de loin.

La viorne de Burkwood 'Mohawk' participe avec panache à l'éclat du printemps.

La viorne de Burkwood  participe avec panache à l’éclat du printemps.

Au fur et à mesure que les fleurs fanent, le feuillage assez épais apparaît et prend en automne des tons flamboyants mêlant le jaune, l’orange et le rouge. Impossible donc de ne pas penser à lui également pour les décors d’arrière-saison.

Le feuillage d'été assez épais est vert brillant sur le dessus et plus beige au revers.

Le feuillage d’été assez épais est vert brillant sur le dessus et plus beige au revers.

 

Plus discrète en été, elle se fera à nouveau remarquer à l'automne.

Plus discrète en été, elle se fera à nouveau remarquer à l’automne.

Cette viorne accepte tout sol ordinaire, frais et drainé, et une exposition mi-ombragée à ensoleillée. Au Jardin de Luchane elle pousse plein sud, mais l’hygrométrie importante de la région lui permet de se plaire dans cette situation.

Poussant assez vite, l’arbuste peut atteindre 3 mètres et plus, mais il accepte bien la taille. Celle-ci est effectuée après la floraison et permet de conserver un port arrondi. Sans taille, d’ailleurs, de longues branches partent dans tous les sens, ce qui affecte un peu la silhouette.

Fin novembre, ses couleurs embrasent le jardin !

Fin novembre, ses couleurs embrasent le jardin !

 

Les couleurs d'automne hésitent entre le jaune, l'orangé et le rouge.

Les couleurs d’automne hésitent entre le jaune, l’orangé et le rouge.

Les viornes sont réputées résistantes aux maladies. Pourtant, sur les deux pieds plantés à quelques mètres de distance, l’un deux a subitement dépéri à la fin de l’été dernier. Une sorte de chancre noir est apparu à la base du tronc puis les branches se sont desséchées pour finir par mourir. J’ai donc dû l’arracher, la mort dans l’âme… Difficile de dire s’il s’agissait d’une maladie quelconque ou des suites de la sécheresse particulièrement marquée qui a sévi juste avant. L’autre arbuste n’ayant pas souffert, je me pose encore la question aujourd’hui.

Toujours est-il que cet arbuste est remarquable tant par sa floraison parfumée que pour ses couleurs automnales. Un must !

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Pour en savoir plus sur les viornes, je vous conseille le site de Maurice Laurent, LE spécialiste en la matière ! http://pepiniere-laurent.fr/

-> Retrouvez deux autres viornes, Viburnum opulus ‘Roseum’ et Viburnum plicatum Mariesii

ou

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SPIRAEA JAPONICA ‘Goldflame’

Créé par le 11 juil 2017 | Dans : Arbustes du jardin

SPIRAEA JAPONICA ‘Goldflame’

Spirée du Japon ‘Goldflame’

Spiraea japonica 'Goldflame' en été au jardin.

Spiraea japonica ‘Goldflame’ en été au jardin.

La spirée inspirée…par les couleurs ! Parmi les nombreuses espèces du genre, cette spirée originaire des pays du soleil levant (Japon, Chine) fait partie de celles qui fleurissent en été. Mais elle ne contente pas d’être belle uniquement à cette saison. A vrai dire, excepté en hiver où seule la silhouette de ses branches est visible, c’est un festival de couleurs de mars à novembre !

Tout débute donc au printemps, lorsque les jeunes pousses  débourrent dans des tonalités orangées éclatantes.

Le débourrement des feuilles au printemps est l'occasion d'admirer de superbes teintes.

Le débourrement des feuilles au printemps est l’occasion d’admirer de superbes teintes.

 

Les orangés se déclinent alors en différentes nuances rehaussées par des touches rosées.

Les orangés se déclinent alors en différentes nuances rehaussées par des touches rosées.

 

Au final c'est l'arbuste entier qui illumine le jardin  comme une torche !

Au final c’est l’arbuste entier qui illumine le jardin comme une torche !

Au fur et à mesure de leur développement, elles s’éclaircissent et se parent d’un or qui finit par envahir le feuillage avant que ce dernier ne se colore de vert clair teinté de jaune en été.

L'arbuste conserve ses teintes un moment avant de passer progressivement au vert.

L’arbuste conserve ses teintes un moment avant de passer progressivement au vert.

Certaines feuilles présentent même une panachure des plus esthétiques qui rajoute encore à ses nombreux charmes.

La panachure que l'on peut observer sur certaines feuilles rajoutent un élément graphique de plus à cette plante déjà gâtée par la nature !

La panachure que l’on peut observer sur certaines feuilles rajoutent un élément graphique de plus à cette plante déjà gâtée par la nature !

 

Début juillet, le feuillage vert s'est installé mais quelques feuilles affichent encore des tons cuivrés.

Début juillet, le feuillage estival s’est installé mais quelques feuilles affichent encore des tons cuivrés.

L’arbuste attendra ainsi jusqu’à l’automne qu’elle colorera à nouveau en repartant vers l’orangé, mais dans des tonalités plus bronze cette fois-ci.

A l'automne, une nouvelle coloration apparait. Elle s'accorde avec les teintes de nombreux végétaux en cette saison.

A l’automne, une nouvelle coloration apparait. Elle s’accorde avec les teintes de nombreux végétaux en cette saison.

Ces changements de couleurs suffiraient à justifier son emploi dans les jardins, mais elle ne s’arrête pas là ! Vers le mois de juin en effet elle affiche des fleurs en corymbes roses vaporeux et mellifères rapidement visités par les insectes butineurs.

Les boutons non éclos sont déjà graphiques et décoratifs, surtout à contre-jour.

Les boutons non éclos sont déjà graphiques et décoratifs, surtout à contre-jour.

Une exposition ensoleillée ou à mi-ombre lui convient, dans un sol ordinaire qui reste frais mais drainé en hiver.

Les fleurs en corymbes roses apparaissent en été et attirent les insectes butineurs.

Les fleurs en corymbes roses apparaissent en été et attirent les insectes butineurs.

 

Feuillage(s), floraison...tout est beau chez 'Goldflame' !

Feuillage(s), floraison…tout est beau chez ‘Goldflame’ !

Exempte de maladies, de croissance rapide, rustique et de proportions modestes (environ 1m à 1m20 en tous sens), cette spirée trouvera facilement sa place dans un jardin, même petit.

Pour conserver un port compact et encourager une floraison généreuse, tailler l’arbuste en fin d’hiver et recouper à nouveau les tiges qui ont fleuri juste après la floraison d’été.

La floraison de l'arbuste coïncide avec celle des coquelourdes qui lui tiennent compagnie et jouent dans les même teintes, mais sur un feuillage gris qui ne lui fait pas concurrence.

La floraison de l’arbuste coïncide avec celle des coquelourdes qui lui tiennent compagnie et jouent dans les mêmes teintes, mais sur un feuillage gris qui ne lui fait pas concurrence.

Vous l’aurez compris, cet arbuste est intéressant trois saisons sur quatre, affiche une belle diversité quant à son aspect décoratif et est très facile d’entretien. Alors, n’hésitez plus, et laissez-vous tenter par cette variété ou d’autres assez proches comme par exemple ‘Magic Carpet’ (aussi appelée ‘Walbuma’) !

 

-> Découvrez une spirée à floraison printanière, la Spiraea X. Van Houttei

ou

-> RETOUR FICHES PLANTES

 

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